La démarche Pasto’Loire
S02:E03

La démarche Pasto’Loire

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🎙️ Épisode 3 — La démarche Pasto’Loire

Dans ce troisième épisode, Stéphane nous présente la démarche Pasto’Loire et les liens entre éleveurs et gestion des espaces naturels.

🎧 Bonne écoute !

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Salut à tous et bienvenue dans « Conversation avec la nature »,

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le podcast du Conservatoire d’espaces naturels Centre-Val de Loire.

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Cette fois-ci, on quitte le terrain, on est en intérieur, il fait très chaud

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au moment où l’on filme cet épisode...

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On va se rafraîchir en abordant l’opération « Pasto’Loire », qui est

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une opération emblématique du Conservatoire, qui allie pastoralisme

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et gestion des milieux naturels sur le bassin de la Loire.

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Et pour vous en parler, on accueille Stéphane, qui est responsable de

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développement territorial dans le Loiret et qui connaît ce sujet par cœur.

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- Salut Stéphane ! - Bonjour.

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Merci d’être avec nous. Pour commencer

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Stéphane, est-ce que tu peux nous dire ce qu’est l’opération « Pasto’Loire »

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et quelle est la genèse de ce projet ?

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Alors, l’opération « Pasto’Loire », c’est vraiment, au sens littéraire,

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une démarche agroenvironnementale où on va mélanger effectivement

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des enjeux

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d’environnement et des enjeux agricoles.

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En d’autres termes, c’est mettre l’agriculture

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au service d’une opération de gestion environnementale.

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Si je développe un peu ce concept-là,

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les trois ou quatre piliers qu’on souhaite mettre en lumière

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pour parler de cette démarche, c’est de dire : on a des sites à très haute

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valeur écologique sur les bords de Loire qui sont les milieux ouverts.

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La Loire a besoin d’une succession de milieux : des milieux ouverts,

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des milieux arbustifs, arborescents, des forêts alluviales...

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Mais cette succession de milieux, elle ne peut avoir de sens et de fonction

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que si l’on a des milieux ouverts qui démarrent cette dynamique.

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Et on a plutôt une Loire, aujourd’hui, qui se ferme.

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Donc, pour gérer au mieux ce souhait d’entretien des milieux ouverts

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par du pâturage, « Pasto’Loire », c’est mettre des éleveurs

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dans le Val de Loire,

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créer des systèmes qui sont viables économiquement,

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socialement et environnementalement parlant.

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Utiliser des races rustiques qui sont adaptées à nos milieux ligériens

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et avoir une reconquête

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de la biodiversité vraiment liée au milieu ouvert.

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Et donc, quand on parle de Val de Loire, en fait, c’est

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une opération qui va au-delà du Centre-Val de Loire et du Loiret ?

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C’est une opération de bassin c’est ça ?

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Oui, effectivement... Le Cen a démarré avec un éleveur

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test au début des années 2000.

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Et puis après l’idée, ça a été effectivement de dupliquer

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ces expériences, d’installer des éleveurs dans le Loiret

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et puis ensuite de faire bénéficier au reste des acteurs du bassin de la Loire...

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De la Loire moyenne, de les faire bénéficier d’expériences d’une quinzaine d’années

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du Conservatoire dans le Loiret. Et donc réinstaurer le mariage

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entre l’agriculteur et l’écologue au service de la gestion de milieu.

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Ça nous a semblé aussi intéressant.

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Et puis surtout d’avoir une démarche de territoire

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avec des agriculteurs sans passer par la prestation mécanique

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qui de toute façon, financièrement, avec des coûts de 9 ou 10 000 € l’hectare et par an,

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n’auraient pas été supportables par le Conservatoire et ses financeurs.

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Et donc depuis l’origine du projet, est-ce qu’il y a eu

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des évolutions dans les objectifs initialement prévus ?

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Oui, alors déjà, il y a les évolutions dans la manière de travailler

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puisqu’effectivement, il a fallu déjà

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s’apprivoiser mutuellement, comprendre les attentes de l’éleveur et les attentes

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des écologues du Conservatoire pour trouver un curseur...

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Voilà quand je parle de mariage entre l’écologue

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et l’agriculteur, c’est vraiment ça, c’est ce curseur

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entre l’éleveur qui lui a besoin d’avoir des animaux qui prennent du poids

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et qui ne sont pas phytosociologues et le Conservatoire

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qui lui a des objectifs de gestion des milieux.

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Il a fallu déjà pour nous revoir

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notre façon de travailler et d’avoir des choses moins fines,

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je dirais, qui tolèrent plus d’incertitude

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puisque les années climatiques changent d’année en année et donc ce qu’on met

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au départ change et pour que l’agriculteur se sente aussi en confiance.

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Et puis après on a aussi des agriculteurs qui sont arrivés avec plus d’animaux

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puisque pour avoir des revenus, il faut 300 à 400 brebis par éleveur.

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Donc on a dû aussi travailler sur des pressions de pâturage.

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Par contre, nos objectifs sont quand même restés

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les mêmes, c’est-à-dire

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l’entretien de milieu ouvert avec des systèmes économes et durables.

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Mais par contre, on a vraiment dû revoir notre grille de lecture

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pour avoir quelque chose qui colle plus au bon sens agricole.

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Et je dirais moins regarder nos plans de gestion et nos plans de pâturage.

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Et aujourd’hui donc, l’opération « Pasto’Loire », ça regroupe

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à peu près combien d’éleveurs ?

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Alors c’est une vraie question puisqu’on est dans une région

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à moissonneuses-batteuses.

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Donc c’est vraiment compliqué de trouver des éleveurs aujourd’hui

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qui ont envie de s’installer avec du foncier gratuit sur les bords de Loire.

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Aujourd’hui,

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alors, ça bouge

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puisqu’il y a des éleveurs qui s’installent et d’autres qui changent,

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on est au niveau de la Région Centre-Val de Loire, sur une douzaine,

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une quinzaine d’éleveurs, environ 22 à 25 espaces

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pâturés sur les bords de Loire, en fonction de la météo et des crues.

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On a un peu plus de 1 000 hectares de milieux gérés par pâturage,

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principalement ovin, mais un peu caprin et bovin.

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Et puis on a plus de 2 500 animaux avant reproduction sur les bords de Loire.

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Comment, dans le cadre de cette opération, on trouve des éleveurs,

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comment on les recrute et on les fait venir ?

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C’est une vraie question qui est centrale pour le développement de la démarche.

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Je l’ai dit tout à l’heure de manière

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un peu triviale, mais on est vraiment dans une région à moissonneuse-batteuse

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et c’est vrai que pour trouver des éleveurs, en fait, il faut aller les

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chercher.

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Donc ça passe par une kyrielle d’outils qu’on essaye de mettre en place.

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Effectivement, il faut que les souhaits de pratiques agricoles

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collent un petit peu avec les attentes, Pasto’Loire effectivement,

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nous on n’est pas sur une démarche bio ou pas bio, loin de là, mais par contre

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on a des pratiques extensives, on a des pratiques

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sur la prophylaxie, en d’autres termes sur la gestion des parasites

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qui ne doivent pas se faire sur les sites du Conservatoire,

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on travaille sur le chargement des bêtes c’est-à-dire,

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la pression, le nombre d’animaux par hectare.

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On travaille aussi sur une durée de pâturage.

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Il y a des milieux qui supportent un pâturage tôt en saison

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et à d’autres plutôt un pâturage tardif.

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Donc ces contraintes-là de l’écologue, il faut que l’agriculteur

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en ait conscience et se dise « ok, ça rentre dans mon itinéraire agricole ».

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Aujourd’hui tous les éleveurs qui sont dans la démarche « Pasto’Loire »,

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sont contents d’avoir du foncier sur les bords de Loire, mais ils sont

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surtout convaincus d’apporter,

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par leur exercice pastoral et par la mise en œuvre

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des troupeaux et de pâturage sur la Loire, sont convaincus d’apporter

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une pierre à cette démarche agroenvironnementale

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et cette démarche de sauvegarde et de reconquête

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des milieux et des espèces patrimoniales sur la Loire.

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Donc il faut finalement qu’ils

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s’engagent dans cette même optique qu’a le Conservatoire en fait de préservation

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de la biodiversité ?

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Tout à fait.

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C’est une démarche qui est à long terme, on a des éleveurs qui sont là

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depuis quinze ans au Conservatoire, d’autres

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qui ont arrêté et d’autres qui sont arrivés.

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On se contractualise, je dirais, mutuellement pour plusieurs années.

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Donc il faut effectivement que sur l’essence même

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et sur

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l’éthique de nos pratiques, il y ait une philosophie commune.

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Mais aujourd’hui, comment se passe cette collaboration avec le Conservatoire ?

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Tu en as un petit peu parlé...

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Voilà, je reprends toujours

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cette métaphore du mariage entre l’agriculteur et l’écologue,

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où on est sur deux façons de penser et deux corps de métier

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qui ne sont pas forcément habitués à travailler ensemble dans un mariage.

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Il faut que chacun fasse des compromis.

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Ce n’est pas tout blanc ou tout noir.

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Il n’y a, en plus, pas une équation

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qui marche d’une année sur l’autre parce que voilà, cette année : sécheresse,

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pas d’eau, des années très pluvieuses où l’herbe pousse beaucoup, etc.

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Donc il faut que chacun s’apprivoise.

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En général, moi ce que j’essaye de proposer, c’est

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une année test où je mets zéro contraintes.

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L’agriculteur ou l’agricultrice

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démarre sur le site sur une première ou deuxième année et prend ses marques.

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Et ensuite, on met en place un cahier des charges avec des MAE ou autre chose,

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mais on met en place un plan de pâturage, qui là, cadre un peu les pratiques.

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Mais les deux premières années en fait, je dis à la personne « viens,

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installe-toi » Et puis si les feux sont au vert les deux premières années

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et qu’on sent qu’humainement ça va marcher, là, on lance un peu

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la démarche de gestion des milieux avec un plan de pâturage

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et des pratiques qui collent au plan de gestion qu’on a sur nos sites.

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Il y a un plan de pâturage d’une durée de cinq ans

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qui correspond en général à la durée des mesures agroenvironnementales

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qui est proposée

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à l’éleveur pour lui permettre d’avoir une visibilité

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à cinq ans, voire dix ans, sur ses parcelles.

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Donc c’est aussi intéressant pour sa

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déclaration PAC et pour les emprunts qu’il contracte, en termes de matériel

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d’avoir un bail entre guillemets de cinq ans, ça rassure aussi ses financeurs.

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Lui ou elle, ça lui permet effectivement d’avoir un peu de visibilité.

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Donc, effectivement,

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on contractualise parce qu’on est sur le domaine public de l’État,

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donc les sites appartiennent en grande partie à l’État qui nous délègue

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la gestion à titre gratuit, et nous, on sous-délègue gratuitement également

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des parcelles non cadastrées.

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L’agriculteur, lui, ça lui permet de venir sur du foncier gratuitement,

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de ne pas payer les baux agricoles et en plus sur le terrain

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qu’il a gratuitement, de mobiliser toute une kyrielle d’aides

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qui lui permet financièrement d’avoir des revenus

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de pâturage sur des sites sur lesquels il ne paye pas le loyer.

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Donc c’est quand même plutôt intéressant.

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Et puis donc du conseil, parce qu’en fait, le Conservatoire,

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ce qu’il apporte aussi gratuitement, c’est du conseil à la gestion.

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On les aide à monter leur MAEC, on les aide à faire le plan de pâturage.

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On est là également si il y a des soucis avec le voisinage

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ou des questions de pratiques.

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Aujourd’hui, la sécheresse, est-ce qu’on décale

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du pâturage, parce qu’il fait trop chaud...

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Donc il y a aussi tout ce

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côté ingénierie et soutien

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à la gestion qui est en termes de charge mentale pour les éleveurs,

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un gain important puisqu’ils savent qu’il

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y a le Conservatoire qui va les aider

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à gérer des problématiques avec les instances, qui va appeler l’OFB

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s’il y a des soucis, qui va voir avec la DDT

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s’il y a des problèmes de PAC et donc ça c’est un gain

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aussi en termes de temps qui, selon leurs retours,

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est très satisfaisant.

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L’Eure-et-Loir ce n’est pas sur la Loire, mais il y a aussi des opérations

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type « Pasto’Loire » en Eure-et-Loir ?

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Oui, c’est une évolution de la démarche.

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En d’autres termes, on a aujourd’hui une agriculture de conservation

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qui se met en place sur des systèmes céréaliers

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où on a des céréaliers qui décident de faire appel

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à des éleveurs de brebis,

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ou qui se diversifient avec des brebis pour faire du pâturage de regain.

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Donc limiter

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le mécanique

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à l’automne et au printemps. On s’affranchit du déchaumage

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et de l’emblavement mécanique au profit

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des brebis qui vont consommer les repousses,

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fertiliser les parcelles avec leurs crottes,

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qui va également favoriser l’aération

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du sol et le travail des champignons et les mycorhizes dans le sol.

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Et donc, voilà, ça va améliorer les qualités agronomiques du sol.

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Et donc quand on a ces agriculteurs céréaliers

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qui font travailler leurs brebis, ils vont les faire travailler

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de septembre à mars puisqu’après, il y a des cultures et donc

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ils vont se retrouver avec une problématique de logement

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des brebis de mars à septembre,

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ce qui correspond pile-poil nous à nos besoins sur les bords de Loire

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de mars à septembre pour gérer ces milieux ouverts.

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Donc, pour répondre à la question, on a aujourd’hui des brebis

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qui pâturent effectivement dans la Beauce et on a aussi des brebis qui pâturent

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en vallée de la Conie en Eure-et-Loir et qui vont

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ensuite faire une migration sur les bords de Loire.

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Mais aujourd’hui, voilà, c’est

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une évolution de la démarche qu’il faut qu’on intègre

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pour avoir plus d’animaux, puisque moi, je pourrais avoir aujourd’hui

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beaucoup plus d’animaux sur les bords de Loire, je ne suis pas en saturation.

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Donc cette démarche-là,

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et en tout cas cette évolution agricole là est intégrée dans nos pistes de réflexion.

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« Pasto’Loire », c’est

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une grande collaboration entre gestionnaires et éleveurs.

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C’est une aventure collective.

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Justement, est-ce qu’il y a d’autres

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structures partenaires ?

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Effectivement, avec les quinze ans de recul que j’ai

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sur cette démarche-là, depuis 2010-2011 :

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travailler seul, ce n’est pas possible.

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En fait, on s’est rendu compte en animant un peu les territoires

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et en travaillant à droite à gauche pour trouver les éleveurs

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qu’il y a plein de structures gestionnaires de milieux

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qui se posent les mêmes questions que nous, qui ont les mêmes attentes,

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ou qui ont fait les mêmes erreurs.

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Donc il a semblé utile et indispensable

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d’essayer de fédérer tout ce monde qui travaille sur les projets de territoires

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pour mettre une force collective et partager

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nos bonnes expériences et nos mauvaises expériences.

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Donc on a avec

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le temps qui passe de cette démarche-là.

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Effectivement aggloméré un paquet de gestionnaires.

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Donc les Conservatoires, j’en parlais, sur la Loire moyenne, de l’Auvergne

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jusqu’à Saint-Nazaire, on a les mêmes problématiques

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de gestion de milieu, de fermeture de milieu et de renouvellement d’éleveurs.

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On est écologue et on n’est pas

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conseiller filières courtes.

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Donc il a fallu effectivement s’approcher des structures,

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ADEAR, Paysans de nature,

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des collectivités locales, des com-com qui gèrent des programmes aussi

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à la croisée entre agriculture, installation

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et environnement pour mettre des gens autour de la table

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et les DDT qui sont propriétaires, les Conseils départementaux qui gèrent

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des espaces naturels, le Conseil régional

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qui est aussi sur la mise en application de la loi EGALIM.

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Donc plus de bio et de local dans les cantines.

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Donc ça permet de rajouter dans l’équation

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le volet débouché et commercialisation des agneaux.

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Donc, voilà, c’est mettre ces personnes-là autour de la table

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gestionnaires, porteurs de projets et collectivités locales,

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les chambres d’agriculture, etc.,

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nous permet d’essayer de boucler l’équation, de dire

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comment on installe les éleveurs, comment on sécurise

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financièrement ces éleveurs, comment on résout les problématiques

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de gestion de milieu et aussi comment on résout les problématiques de

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commercialisation

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locale, des produits, abattages, circuits courts, etc.

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Et donc voilà, il faut qu’on dézoom de nos étiquettes d’écologue,

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qu’on mette tous ces gens-là autour de la table

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pour essayer de proposer une solution à ce problème-là

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qui est complexe et pour lequel chacun a une partie de la réponse.

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Et les éleveurs eux-mêmes fonctionnent collectivement ?

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Il y a une conversation, une discussion entre eux ?

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Oui alors effectivement, c’est,

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je pense, le secret de la réussite dans les années à venir.

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On travaille, le Conservatoire et d’autres partenaires, à essayer de structurer

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un collectif, parce que

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le collectif va servir d’échange de bonnes pratiques,

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va aussi s’auto-alimenter pour travailler sur le gardiennage des animaux

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et permettre aux gens aussi d’avoir une vie sociale

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en partageant les contraintes

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ou en tout cas les problématiques qui sont liées à l’élevage.

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Et puis ils vont eux aussi, étant au centre de tout ça,

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être force de proposition et donc avoir un collectif d’éleveurs.

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Ça permet aussi à moi de laisser le collectif s’exprimer,

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d’avoir des bonnes idées, d’être plus fort auprès des collectivités en disant

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voilà « c’est pas un éleveur, mais c’est dix, douze, c’est pas 30 hectares,

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c’est 2000 et c’est pas 30 brebis, c’est 5 000 ».

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Donc voilà le collectif aujourd’hui, on travaille vraiment là-dessus

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pour le mettre en lumière, le mettre en avant et qu’il soit un peu

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responsable de leur propre aventure.

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Et le collectif, tu cherches aussi à le faire grandir ?

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Effectivement, de le faire grandir dans leurs idées, leur prospective et le faire

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grandir numériquement en

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multipliant effectivement les acteurs

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et en donnant une légitimité un peu plus forte

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parce qu’ils seront plus nombreux et plus diversifiés.

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« Pasto’Loire » : pâturage en bord de Loire. Quels sont les principaux

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enjeux de gestion sur ces zones-là ?

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Alors on le dit souvent

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75 % des zones humides ont disparu en France ces 75 dernières années.

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C’est un parallèle assez triste.

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Aujourd’hui, le maintien de ces milieux-là

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va nous permettre plusieurs fonctions

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la biodiversité, qui est inféodée à ces milieux ouverts.

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Donc qu’on ait un prunellier, de l’aubépine ou un milieu homogène,

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on va avoir 20 ou 30 espèces au mètre carré, en orthoptères, botaniques, etc.

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Si on réouvre avec un pâturage

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bien mené, un impact assez fort sur ces milieux, on va multiplier

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par dix, voire par 20 la biodiversité, on va créer plein de niches écologiques.

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Les brebis, les vaches ou les chèvres ne vont pas pâturer de la même manière

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au même moment donc on va créer plein d’adresses différentes

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pour la biodiversité, on va multiplier par cinq, voire dix les sauterelles,

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les criquets et les plantes annuelles ou bisannuelles.

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Ça, c’est le volet biodiversité.

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On a un gain immédiat et flagrant.

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Ensuite, on va avoir

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un gain sur les zones d’expansion de crue, c’est-à-dire

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que les milieux qui sont fermés vont servir de peigne et vont retenir,

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les encombres, les embâcles quand on a une crue.

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Les zones d’expansion de crue vont permettre à la Loire de s’épancher

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un peu plus naturellement et donc on va écrêter un petit peu la hauteur d’eau.

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Et puis on va permettre aux embâcles

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de se garer sur le côté et pas de continuer dans le lit de la Loire.

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Et puis on a une fonction épuratrice le fait que les brebis

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ou les autres ruminants entretiennent des milieux ouverts,

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ça va permettre à l’eau effectivement d’être filtrée

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avant de repartir dans la Loire et donc d’avoir une épuration

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partielle

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en tout cas des limons, des matières

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en suspension, de certaines molécules

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qui vont être captées par les plantes et donc d’avoir un relargage

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moindre dans la Loire.

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Ce n’est pas une opération magique, mais en tout cas l’entretien,

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le maintien ou la reconquête des zones humides,

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en tout cas, ça permet à ces milieux de fonctionner correctement

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et d’apporter à la Loire une partie de solutions fondées sur la nature.

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Et si on revient sur les crues et justement

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les aléas climatiques, on est en pleine période

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de grosses sécheresses et de grosses chaleurs.

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Comment on accompagne les éleveurs

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dans ces moments qui sont difficiles ?

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Ce qu’on peut faire, c’est

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être à leur écoute et puis essayer de proposer quand même des boisements

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avec de l’ombre pour leur permettre en tout cas d’avoir des animaux

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qui ne sont pas en plein cagnard à 45 degrés, voire 50 degrés

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voire plus sur le sol.

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Pour l’instant, on est là-dessus et je pense qu’il y aura un débriefing

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à la fin de la saison pour voir ce qui a manqué, ce qui a marché.

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Est-ce que la qualité d’eau de la Loire était aussi bonne ou est-ce qu’on

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n’a pas eu des cyanobactéries ?

18:45

Est-ce qu’il ne faut pas changer encore une fois nos plans de pâturage ?

18:48

Parce que voilà, même si on ne sait pas si l’année prochaine,

18:50

on aura encore un phénomène identique ou pire ou mieux...

18:54

Donc l’accompagnement ça va surtout être dans l’écoute et les attentes

18:56

pour essayer de trouver des mesures correctrices s’il y en a.

19:00

Et lors des crues, au contraire, on relocalise les éleveurs.

19:04

Oui, lors de crues,

19:07

on leur dit bien d’être connectés à Vigiecrues pour voir en amont

19:11

les arrivées, les lâchers de barrage ou des arrivées d’eau.

19:13

Effectivement, l’idée, c’est de trouver des zones qui sont hors d’eau,

19:17

donc là qui ne sont plus forcément sur le terrain du Conservatoire.

19:19

On est sur du privé et du communal.

19:21

Et de retrouver des zones hors d’eau pour pouvoir mettre le troupeau à l’abri

19:25

le temps de la crue.

19:26

Même si on a toujours eu dans le passé

19:30

des histoires où la crue est arrivée

19:32

trop vite et avant la délocalisation des animaux.

19:37

Pour finir, Stéphane, est-ce que tu aurais une anecdote

19:39

à nous raconter depuis le début de l’opération « Pasto’Loire » ?

19:42

Alors les anecdotes, il y a toujours plein.

19:44

Mais les grands moments marquants, c’est quand même les brebis dans l’eau.

19:47

Alors pour les bonnes raisons, on a eu des brebis qui ont dû au printemps

19:51

traverser le rio des Mahyses pour aller sur les îles.

19:55

Donc, là, on a une transhumance aquatique qui est maîtrisée.

20:00

Et puis on a eu, comme je le disais tout à l’heure, des moments

20:04

notamment Bonny, Beaulieu-sur-Loire, où on a eu 600 brebis

20:07

bloquées sur une île parce que le lâcher du barrage avait été

20:14

fait de manière un peu trop rapide pour nous.

20:16

Et donc là, de voir arriver 30 ou 40 pompiers avec des plongeurs

20:21

pour faire traverser les brebis,

20:23

j’ai trouvé ça bien...

20:25

Ça s’est bien terminé pour les brebis, le chien et l’éleveur,

20:28

et nous qui étions en waders dans l’eau.

20:30

Mais il y avait un décalage entre 30 et 40 pompiers, des jet-ski,

20:34

des plongeurs et des brebis qu’il fallait refaire traverser sur la terre ferme.

20:38

Ça devait être une sacrée expérience aussi pour les pompiers !

20:41

Oui, oui, oui, je pense.

20:42

Merci beaucoup Stéphane de nous avoir parlé

20:44

de cette belle opération. Pour rappel,

20:46

il reste de la place sur la Loire pour ceux qui seraient intéressés.

20:49

Dans les prochains épisodes, on ira sur le terrain, on ira voir

20:52

quatre éleveurs « Pasto’Loire » dans le Loiret, qui affrontent aujourd’hui

20:55

ces températures extrêmes de ce mois de juin 2026.

20:59

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21:05

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